mardi midi le mal me tombe dessus, un mal de ventre incroyable. Du jamais vu (dans mon cas), je quitte l'école pour aller me coucher dans mon lit. Quelques heures de sommeil devraient faire l'affaire.
Mais non à mon réveil le même mal. On m'amène à la clinique d'un coup que serait grave. C'est toujours le fun quand on a mal quelque part que quelqu'un viennent peser exactement là où ça fait mal. On me dit que ça se pourrait que ce soit mon appendice qui soit en crise et qu'il faudrait donc que j'aille aux urgences ...
c'est pas comme si j'aimais ça aller à l'hôpital, alors je retourne me coucher. Mais à 18h le mal est toujours là... direction urgences.
J'attends un peu, je rencontre une infirmière, j'attends un peu, je remplis les papiers de l'hôpital, j'attends un peu on me fait entrer dans les salles des urgences
j'attends un peu un infirmier vient prendre ma pression me repose les même questions, j'attends un peu, le docteur vient me voir, me repose les mêmes questions, j'attends un peu, on m'amène dans une salle oule docteur m'examine, j'attends un peu, on me pose une intraveineuse, puis sans que j'ai besoin d'attendre on me fait une prise de sang, j'attends un peu, on vient me chercher pour m'amener à "l'ultrasound" (mais c'est quoi ça ??) j'attends un peu on me fait entrer dans la salle, et je comprends que ultrasound, c'Est ecographie, (c'est ce qui a été le plus agréable, un massage sur la bedaine pendant plusieurs minutes !), on me ramène à mon spot dans la salle des urgences, j'attends un peu, j'attends encore, finalement le docteur vient me voir.
Il semble que j'aie une crise d'appendice, il faut donc me l'enlever. "On va attendre les résultats sanguins et s'ils sont positifs on appelle le chirurgien qui va venir te voir et décider quand tu seras opérer"
est-ce que je peux faire un appel ? Il est presque 22 hrs décidément trop tard pour appeler au québec, mais peut-être que je pourrais avertir les personne chez qui j'habite que les chances que je revienne dormir à la maison sont minces. J'attends un peu, on semble avoir oublié que je veux faire un appel. Je demande à une infirmière qui s'empresse de m'amener le téléphone. Pendant que je parle avec ma famille d'accueil, le chirurgien arrive.
je le fais attendre un peu (!) et il vient repeser aux endroits où ça fait mal, me repose les mêmes questions (quand est-ce que j'ai bu ou mangé pour la dernière fois, depuis quand j'ai mal, à quand remonte mes dernière règles, d'où viewnt mon nom, ah c'est pour ça que tu n'as pas de numéro de carecard, qu'est-ce que tu fais ici, etc). J'attends un peu, il revient et me dit qu'il va m'opérer. On va m'amener dans la salle d'anasthésie où on va m'endormir et je vais me réveiller plus tard je n'aurais plus d'appendice, mais tout va bien aller.
J'avoue à ce moment que j'ai eu ce qui pourrait ressembler à une crise de nostalgie. J'étais à l'autre bout du pays, personne au québec ne savait que j'allais me faire opérer... ouf.
Le docteur était accompagné d'une étudiante qui allait l'assister durant l'opération, qui est venue à son tour peser où ça fait mal en me reposant les mêmes questions. J'attends longtemps, et finalement on m'amène à la salle d'opération, ou le docteur anasthésieur (!) me repose les mêmes questions
(NON MAIS, ils n'écrivent pas les réponses quelque part ?!?! il n'y a pas moyen que l'information se passe d'une manière ou d'une autre ?!?!? ça fait des dizaines de fois que je réponds aux mêmes questions, vousa voulez vraiment que je me sente mal ?!? d'une coup que je changerais d'idée et que je dise quelques chose de différent ?!??! pfff)
on me branche des trucs un peu partout et on me mets un masque à oxygène et on me dit compte dix grandes respirations
une bon j'aurais dû demander comment ils allaient m'endormir, deux je me demande comment on se sent quand on se réveille trois je me demande comment on se sent quand on s'endors quatre c'est étrange le menton de l'infirmière dépasse en dessous de son masque six... à moins que ce soit cinq merde j'ai perdu le compte, sept ou six, huit ou sept neuf ou diz diz ou onze coudonc combien de fois faut que je respire ?
Ensuite je me suis réveillée dans la "recovery room" mes souvenirs sont flous, d'autant plus que je suis pas mal certaine que je parlais en français et donc que personne ne me comprennait. On m'a amené dans une chambre et à toutes les heures une infirmière venait prendre ma température, ma pression.
À chaque réveil j'essayais d'être réveillée et de parler normalement, mais ça ne fonctionnait pas. Tellement étrange, à chaque fois que je me réveillais, mon corps voulait se mettre en marche, parler réfléchir bouger, mais en même temps j'en étais incapable. Vive l'anasthésie générale !
À 3hrs du mat, j'ai assez de conscience pour me dire qu'il est 6h au québec et qu'il faudrait peut-être que j'avise quelqu'un de la situation. L'infirmière m'aide à me lever oulalala j'avais oublier que j'avais des jambes et qu'il fallait faire quelque chose pour qu'elle marchent... quoi donc déjà? enfin j'arrive à me rendre à la toilette puis jusqu'au salon où je me trouve un siège.
J'appelle un amoureux auquel j'apprends que je viens de me faire opérer, mais je n'ai définitivement pas assez de lucidité pour le rassurer. J'ai des hauts le coeur qui me prennent j'ai l'impression que je vais me rendormir d'une seconde à l'autre. Je raccroche. Grande respiration, J'appelle ma mère (que j'avais quand même appelée la veille en arrivant à l'hôpital), mais j'ai encore moins de lucidité, alors je lui dit de faire passer la nouvelle et je racroche.
Le temps de retourner à ma chambre je vomis tout ce que j'ai dans le corps soit de l'eau. Je me recouche et je dors jusqu'à 6h30 (peut-être qu'ils sont revenue prendre ma température et ma pression, mais je ne m'en suis pas apperçu)
et j'ai passé la journée couchée, à jouer avec l'angle de mon lit (c'est vraiment cool), à lire et surtout à dormir.
Finalement en fin d'après midi, j'ai pu quitter l'hôpital.
Me voilà en congé forcé jusqu'à lundi au moins.
Que mon vélo soit brisé ne dérange plus vraiment car je ne peux pas en faire ...
jeudi 29 mars 2007
lundi 26 mars 2007
soirée des élections
un gouvernement minoritaire sans chef (ou du moins le chef n'est pas élu... qu'est-ce tu fais dans ce temps là ?)
quel étrange gouvernement nous aurons
du changement on en aura
reste à savoir si c'est du blanc bonnet pour du bonnet blanc
quel étrange gouvernement nous aurons
du changement on en aura
reste à savoir si c'est du blanc bonnet pour du bonnet blanc
dimanche 25 mars 2007
congé printanier : fini
bon je n'aurai pas fait tout ce que j'aurais pu vouloir faire durant cette semaine, mais quand même j'ai passé quelques jours magnifiques à Victoria, j'ai fait un peu de planif et je me suis reposée. C'est le plus important, non ?
il me reste quelques heures que je vais essayer de passer dehors
N'oubliez pas d'aller voter demain !
il me reste quelques heures que je vais essayer de passer dehors
N'oubliez pas d'aller voter demain !
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